Selon un sondage BVA-Orange pour l’Echo Républicain, la socialiste Françoise Vallet pourrait rafler la mise à Chartres dans 15 jours, avec 45% des voix contre 42% pour l’UMP Jean-Pierre Gorges.
La candidate socialiste à Chartres aborde sereinement le scrutin municipal. Forte d’une victoire électorale début février, elle avait remporté la législative partielle dans la première circonscription d’Eure-et-Loir, cette fille d’artisan et professeur d’allemand affrontera de nouveau Jean-Pierre Gorges aux municipales. Françoise Vallet est créditée de 30% des intentions de vote au premier tour. Reste que la prudence s’impose, la partie s’annonce tout de même disputée. Avec sept listes en concurrence, Chartres se caractérise par une profusion de l’offre.
Le Modem et l’extrême-gauche en arbitre
L’extrême-gauche et le Modem obtiendraient des scores relativement importants. Plus d’un électeur de gauche sur cinq porte son intention de vote sur l’une des deux listes de la gauche de la gauche.
Celle conduite par Claude Simon (PC-LO-LCR) approche les 10%. Selon Jérôme Sainte-Marie, directeur de BVA Opinion, il est fort possible que “la candidate socialiste intègre des candidats trotskystes et communistes pour le second tour”. Autre percée, celle du Modem conduit par Éric Chevée. Il serait crédité de 15% des voix. Un score non négligeable qui lui permettrait de se maintenir au second tour.
Le maire UMP sortant en difficulté
Celui qui avait conquis la mairie en 2001 souffre d’une mauvaise image. En effet, seuls 46% des habitants en ont une bonne opinion. Selon Jérôme Sainte-Marie, “ce résultat, décevant pour un sortant, tient aux très nets clivages (…) que révèlent cette question”. En effet, “si 77% des électeurs de Nicolas Sarkozy ont une bonne opinion de Jean-Pierre Gorges, 68% des électeurs de Ségolène Royal en ont une mauvaise”. Françoise Vallet serait donc en position de force, mais elle devra se méfier de la dispersion des suffrages et appréhender le rôle décisif des centristes.
Clémentine Bisiaux