Madame, Monsieur
Le programme de monsieur Farion examen critique des deux premières parties de l’abécédaire
TITRE : « alpha, bêta… »
1er DEPLIANT
_ Sur l’édito
Sous-titre : « le trou Farion ».
Un seul commentaire, sur la phrase « ce que je dis, je le fais… » : soit Monsieur Farion fait
référence à son mandat municipal 1995/2001, et il serait intéressant de demander aux
Chartrains s’ils gardent en mémoire une réalisation d’envergure ; soit il fait référence à sa
qualité de vice-président du Conseil Régional , et les Chartrains peuvent contempler le trou béant
du chantier du gymnase du lycée Marceau. On comprend pourquoi Monsieur Farion prend la
précaution de prévenir que le choix de sa liste « engagera de façon durable l’avenir de notre
territoire …
Sur la lettre « A »
- « Nous sommes favorables au retour d’une représentation plus équilibrée des communes de
l’agglomération . » L’actuelle représentation accorde 30% des sièges à Chartres qui compte 48%
de la population. La représentation qui entrera en vigueur après les élections accordera 40% des
sièges à Chartres. A vous de juger, sachant que les socialistes prônent la représentation
proportionnelle, mais à Paris seulement, semble-t-il…
Sachez au contraire que Chartres est solidaire des communes de l’agglomération, y compris celles
de gauche. Une preuve entre 10 autres : les parents d’un enfant inscrit au Conservatoire paient à
peine plus cher s’ils ne viennent pas de Chartres : autour de 500 euros par an. Or le coût de
revient d’un élève dépasse les 2 000 euros : c’est la Ville de Chartres et donc les impôts des
Chartraiins qui paient la différence. A quelques nuances près, la même vérité se retrouve au
Théâtre, au Musée, à la Médiathèque, etc.
- Sur les « Aînés » : Monsieur Farion leur promet un Conseil des Sages, les voilà bien avancés.
Pour le reste, ce qu’il préconise existe déjà, et c’est nous qui l’avons fait : « l’adaptation des
résidences de personnes âgées aux soins du grand âge » est une réalité au foyer-logement
Gaujard, et un pavillon de 125 lits (dont une partie pour les malades d’Alzheimer) est en
construction à l’Hôtel-Dieu…
Enfin, Monsieur Farion parle de développer des activités, sans dire lesquelles, ni qui paiera.
- Sur »l’Assainissement » : Monsieur Farion propose de reprendre une étude qui a déjà été
faite. Or, reprendre les choses à zéro reviendrait à bloquer le développement humain et
économique de tout le bassin de vie chartain. La faute aux amis de Monsieur Farion qui n’avaient
prévu aucune solution de rechange pour la station de Lèves à bout de course.
Aucun avis raisonnable ne peut s’opposer à l’actuel projet de Séresville : la station sera loin des
habitants, loin de la rivière. Qui dit mieux ? Les associations environnementalistes et l’Etat l’ont
bien compris : ils ont validé le projet.
- Sur les « Associations » : Monsieur Farion promet des contrats d’objectifs. Ils existent déjà,
c’est la loi, qui était très partiellement appliquée avant 2001 : souvenez-vous du VSC Athlétisme
de l’époque…
Monsieur Farion promet une conférence des associations. Pourquoi faire ? Chaque association est
différente et peut s’adresser aux Chartrains lors du Forum de septembre, que nous avons créé.
De plus, nous voulons que les Maisons pour tous s’ouvrent encore davantage aux associations, sans
passer par le contrôle préalable de conférences ou d’associations-tutelles présidées par les amis
politiques de Monsieur Farion, comme c’était le cas jusqu’en 2003.
Sur la lettre « B »
- Monsieur Farion s’engage à maintenir le niveau des impôts locaux. Est-il crédible puisqu’il
ne l’a pas fait entre 95 et 2001 ? Ses votes au Conseil municipal en sont la preuve.
Il fait semblant de s’indigner que le projet de budget 2008 ait été voté en décembre 2007 par le
Conseil municipal : c’est la règle à Chartres, c’était déjà le cas avant 2001. Monsieur Farion ne
peut ignorer qu’un budget « primitif » peut se modifier et devenir « rectificatif ». Incompétence
ou dissimulation ?
- « Bibliobus supprimé» : aujourd’hui, un service de navettes existe entre les Maisons pour tous
et les écoles d’une part, et la Médiathèque, les réservations pouvant se faire par internet. Et
Monsieur Farion se prétend « progressiste »…
- « Bruit » : Monsieur Farion parle d’aérodrome et prétend que nous ne faisons rien. Il ignore
que les « silencieux « qu’il préconise d’installer sur les avions chartrains font déjà l’objet d’une
subvention de Chartres Métropole. Jean-Pierre Gorges veut déplacer l’aérodrome en bordure de
l’agglomération. Le projet entre Dreux et Chartres n’est plus d’actualité, et il pénaliserait
lourdement les excellents clubs ( aéroclub, vol à voile, … ) chartrains.
Sur la lettre « C »
- Monsieur Farion prétend « reconstituer un CCAS digne de ce nom ». Nous avons trouvé en
2001 8 millions de francs dans les caisses du CCAS, qui ne servaient à rien sauf à enrichir les
banques. Nous avons rationalisé sa gestion, et nous lui avons confié des missions
supplémentaires : toute l’action sociale est désormais de sa compétence, alors qu’avant 2001 ses
professionnels qualifiés n’avaient pas accès aux maisons de quartier gérées par les « amis » de
Monsieur Farion. Vous avez dit transparence ?
- Monsieur Farion veut créer des conseils de quartier et leur confier un budget. Si cette
organisation peut être utile dans de très grandes villes, il est plus important à Chartres de
désenclaver les quartiers qui appartiennent tous à la même ville. Nous pratiquons l’ouverture, pas
le cloisonnement. On voit bien à quelles associations amies iraient les budgets généreusement
alloués par Monsieur Farion …
- « Coeur de Ville » : Monsieur Farion parle de sa « désertification ». Cela prouve qu’il n’y met
pas les pieds. Cela prouve aussi qu’il ne connaît pas les chiffres de fréquentation des parkings
chartrains, en hausse constante, et publiés régulièrement dans « Votre Ville ».
Monsieur Farion propose de baisser le coût du stationnement dans les parkings le samedi, c’està-
dire le jour où le parking est plein. Gestionnaire ! Nous aménageons les tarifs le soir et les
autres jours, comme le dimanche pour les familles, justement pour faire venir les gens.
- Monsieur Farion veut organiser des référendums sur tous les projets d’envergure. Nos
référendums à nous s’appellent les élections : les citoyens votent pour une équipe et un
programme. Le seul projet que nous avons réalisé sans qu’il figurât dans notre programme de
2001, ce fut la Médiathèque : l’Hôtel des Postes n’était pas à vendre alors. Et surtout il y avait un
projet de médiathèque au niveau de l’agglomération. C’était un projet tellement incompatible avec
les finances de l’agglomération à l’époque, que le Conseil a décidé le retrait de ce projet à
l’unanimité.
Un programme validé par les électeurs tous les six ans, voilà notre position : évidemment, cela
suppose que les élus aient proposé aux électeurs des projets concrets et tiennent leurs
engagements…
- « Contrat éducatif local » : difficile de s’y retrouver dans cette « usine à gaz ». Nous avons
préféré tripler les crédits d’entretien et d’équipement des écoles depuis 2001. Quant aux
crédits pour les classes vertes ou de découverte, que Monsieur Farion prenne la peine de
comparer ce qui se faisait à son époque et aujourd’hui…
En revanche, Monsieur Farion ne dit rien du financement des écoles privées, exigé par la loi
pour assurer l’égalité entre les élèves du privé et ceux du public. Entre 95 et 2001,
Monsieur Farion et ses amis ne l’ont pas fait. Depuis 2001, les élus de la liste où
figuraient Monsieur Farion votent chaque année contre ces crédits. A votre avis, que se
passera-t-il après mars, si Monsieur Farion et ses amis sont élus ?
- « Culture » : là encore, rien de précis, rien de concret, sinon l’organisation de rencontres et de
conférences entre les amis de Monsieur Farion et les acteurs culturels. Où sont passés les
Chartrains ? Depuis 2001, nous avons mis fin à cette conception de la culture réservée à quelques
initiés et amis. Nous avons créé tous les équipements qui manquaient à Chartres, Médiathèque,
Cinéma, Conservatoire moderne. Nous avons rénové le Théâtre et diversifié ses activités,
entièrement rééquipé la Salle Doussineau, etc. Et nous encourageons toutes le s associations,
nous finançons leurs projets davantage qu’avant, et sans prétendre contrôler leur activité par
des « conférences » et autres « rencontres ».