La Piquouse a reçu ce communiqué de l’avocat chartrain Philippe Méry.
Les élus du SMEP ayant pris une décision contraire à ses intérêts particuliers, le PDG d’un supermarché local n’a pas hésité, fort de ses moyens financiers, à mobiliser les salariés et les clients de son enseigne pour faire battre le représentant de la collectivité. La chose est à la fois inédite et insupportable. Elle justifiera sans doute l’annulation du scrutin puisque la loi interdit, à très juste titre, aux entreprises privées de "participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui habituellement pratiqués…"
Malheureusement, le candidat de la gauche s’est associé à cet attentat contre la démocratie, en se rendant avec Ségolène Royal dans le magasin concerné (alors que se déroulait un mouvement national de protestation contre les conditions de travail dans la grande distribution !) en prenant la tête de la manifestation que le PDG a organisée et financée, sur la place de l’Hôtel de Ville, entre les deux tours !
François Hollande avait demandé aux électeurs d’adresser un "message fort" au gouvernement. A Chartres, le message c’est : "les puissances d’argent peuvent compter sur le parti socialiste" ! Si demain, le PDG de Décathlon fait ouvertement campagne contre le maire de Mainvilliers, que dira-t-on ?
Vingt ans après, on continue de reprocher à la droite drouaise d’avoir, pour gagner, fait alliance avec le front national. Ce qu’on a vu à Chartres la semaine dernière, n’est pas moins grave que ce qui se passa jadis à Dreux".
Philippe Méry







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