République & Démocratie : " Ce n’est pas notre conception des élections municipales ! "
Avant même que ne paraissent les 4 volets de l’enquête réalisée par l’Echo Républicain sur laquelle nous ne nous prononcerons pas, notre Groupe a tenu à écrire, en date du samedi 03 novembre dernier, à la Rédaction de l’Echo Républicain pour lui faire part de sa plus vive indignation quant au traitement de l’actualité locale dont le Maire de Chartres devient l’alpha et l’omega quotidien.
A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse.
Nous reprenons, ici, si vous le voulez bien quelques extraits de notre courrier :
« CHARTRES, le samedi 03 novembre 2007
Mesdames, Messieurs les Membres du Comité de rédaction,
Monsieur le Chef de Service,
[ …]
C’est au nom de notre groupe […] et en notre qualité d’abonnés de votre journal, pour la plupart d’entre nous, que […] nous tenions à réagir aux pleines pages présentant dans vos éditions des 02, 03 et 04 novembre (n° 19. 727/p. 5 & 19. 728/p. 6), la photo de « Jean-Pierre GORGES, Maire de Chartres » barrée « Stop ou encore » quand ce n’est pas, pour prendre l’exemple du jour, en regard direct d’un article tel que celui sur la Médiathèque ou un autre, vendredi, en tournant la page, sur une réunion de quartier.
Si nous comprenons bien, entre le suivi régulier de toutes les réunions de quartier, les divers procès et recours (05 novembre, 13 décembre déjà programmés), l’inauguration de son Site web lundi prochain, votre série, la semaine qui vient sera, qu’on le veuille ou non, une semaine entièrement GORGES ? Il n’y a qu’à CHARTRES que demain n’est pas un autre jour !
- Faut-il se rendre à l’évidence que l’Echo Républicain est devenu un journal de propagande, sous couvert d’investigation ou de traitement de l’actualité, à force de véritables « placards » quotidiens ?
- Faudra-t-il que le 30 novembre, prévue pour être une journée sans SARKOZY, le soit aussi sans GORGES ?
- Quelle règle établit-elle qu’un Maire sortant doive bénéficier d’une telle rupture d’égalité de traitement dont La République du Centre, par exemple, se garde bien jusqu’à présent ?
En ce qui nous concerne, nous avons décidé, à compter de ce jour, de prendre les mesures qui s’imposent, au sens propre du terme et de relever l’espace, au centimètre carré, qui lui a été/est ou sera consacré d’ici au 09 mars 2008.
Si nous comprenons bien que le but est d’annoncer une série d’articles « à partir du lundi 05 novembre et ce, à quatre mois des Municipales » nous pensons néanmoins que la publicité que vous en faites relève plus de la réclame d’un hypermarché, version Boucherie SANDOZ, que de l’annonce journalistique.
Si nous ne nions pas, l’importance des têtes de listes ni même le caractère profondément humain de l’enjeu des 9 et 16 mars 2008, à force de 43 colistier(-e)s, nous sommes choqués que vous profitiez de votre position dominante de premier quotidien local pour personnaliser à outrance le futur scrutin au point d’en faire, d’ores et déjà, un véritable « référendum pour ou contre Jean-Pierre GORGES ».
Ce n’est pas notre conception des élections municipales.
A ce rythme, vous prenez la responsabilité de cliver un peu plus encore les Chartrains entre pros et antis au risque d’entretenir les deux discours aussi caricaturaux l’un que l’autre déjà à l’œuvre et de rendre impossible toute autre alternative.
Nous nous doutons bien […] que vous avez des « arguments à faire valoir » et nous les considérerons, naturellement mais nous constatons que vous avez fait le choix d’une ligne éditoriale qui a dépassé les limites convenues de la déontologie en pareille circonstance. Concevez-vous la pré-campagne comme le défouloir de tout ce que la campagne officielle proprement dite ne permettra plus ?
Nous espérons que passée la semaine 45/2008, votre comité de rédaction et vous-même réviserez votre parti pris et en reviendrez à plus de modération.
Dans cette attente, recevez, Mesdames, Messieurs les Membres du Comité de rédaction, Monsieur le Chef de Service, […] l’expression de notre suivi attentif et de nos sincères salutations républicaines et citoyennes.
P/ Le Bureau,
Mathieu BRETILLARD »
Post Scriptum : Encore une foi, du fond de l’enquête, nous ne parlerons pas ; nous ne retranchons aucun de nos propos alors que nous écrivions avant même la sortie de la série mais nous pourrions ajouter que lorsque « la famille » ou « la vie privée des uns et des autres » s’en mêlent on touche vraiment le … fond, pour le coup, du débat politique. Remarquez, la couverture médiatique ROYALE/SARKOZY dont on nous avait abreuvé nous y avait habitué avant l’heure. On assiste au véritable décalque, au plan local, du « tempo » et des « pratiques » politiques au plus haut niveau de l’Etat où l’on continue d’entretenir la confusion entre vie personnelle et vie politique … Les Chartrains et le Français sont seuls juges.