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Jean-Jacques Chatel adresse une lettre ouverte à Olivier Dupuy

Article de MPM le 3 octobre 2007 @ 01:26 dans Agglo, La parole à... | 15 Comments

L’affaire de la piscine des Vauroux continue de faire des vagues. En décembre 2005, le président de la communauté d’agglomération Chartres Métropole, Jean-Pierre Gorges, avait décidé de fermer le bassin nautique de Mainvilliers pour des raisons de sécurité ; mais en réalité, pour tuer la concurrence à son projet de centre nautique/patinoire dont la construction commence tout juste. Gorges a retardé autant qu’il pouvait la rétrocession de l’ouvrage aujourd’hui complètement déglingué aux communes de Mainvilliers et de Lucé. A elles désormais de programmer les travaux pour la réouverture de la piscine. Et voilà qu’Olivier Dupuy, élu luisantais et surtout vice-président à Chartres Métropole, insinue que la commune de Mainvilliers n’est pas pressée de prendre en charge le dossier…

Jean-Jacques Chatel, maire de Mainvilliers, n’a pas apprécié l’insinuation. Il répond donc à son détracteur.

"Monsieur (*), je viens par ce courrier vous dire ma surprise à la lecture des propos que vous avez tenus lors du dernier conseil municipal de Luisant et relatés dans l’Echo républicain de samedi dernier. Vous y affirmez : «Elle (la commune de Mainvilliers) n’avait soi-disant pas reçu la lettre de Chartres Métropole lui permettant de délibérer. Mais j’ai vérifié auprès des services de l’agglomération. La délibération a été adressée à la commune de Mainvilliers par voie électronique le jour même de son conseil municipal».

Tout d’abord, en employant la formule "soi-disant", vous avez laissé entendre que j’avais menti. Or, vous saviez le jour de votre conseil que la lettre envoyée par l’agglomération est datée du mardi 25 septembre, soit cinq jours après notre conseil ! Elle ne pouvait donc pas être arrivée en mairie de Mainvilliers le 20 septembre ! Cette pratique (consistant à mettre en doute mon honnêteté) ne vous honore pas. Pourquoi «barbotez-vous» donc dans de telles manœuvres politiciennes ?

Vous affirmez ensuite que la délibération a été envoyée par voie électronique le jour de notre conseil. Or, je viens de vérifier auprès des services de la ville de Mainvilliers. Nous n’avons pas reçu cette lettre par voie électronique ni le 20 septembre dernier, ni depuis cette date. Alors, pourquoi cette affirmation de votre part ?

Enfin, vous n’êtes pas sans savoir (en particulier en tant qu’avocat) que, même si cette lettre nous était arrivée par voie électronique, nous n’aurions pu la prendre en compte à la fois parce que ce mode de communication n’est pas reconnu administrativement mais surtout parce qu’elle n’était pas signée ! Vous savez comme moi comment on peut qualifier ce type d’argumentation.

Tout le monde aura compris que vous cherchiez à me discréditer en laissant croire que je ne fais pas tout pour faire avancer ce dossier. Or, à ma connaissance, c’est vous (en tant que Président de la commission d’évaluation des charges) qui pouvez accélérer le règlement de ce dossier. Je vous rappelle en effet, que cette commission doit se réunir afin de fixer le montant financier que l’agglomération doit redonner au syndicat pour faire fonctionner cet équipement. Et, à ma connaissance, (j’ai interrogé les services de l’agglomération et n’ai pas la réponse à l’instant où j’écris ces lignes), vous n’avez pas agi en ce sens.

Monsieur Dupuy, même si un avocat se doit de défendre les causes indéfendables, vous auriez dû éviter de le faire en tant que conseiller communautaire.

(*) : il ne m’est pas possible de commencer par cher collègue…".


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