
1. Comment analysez-vous le score très modeste réalisé par la candidate communiste Marie-George Buffet au 1er tour de la présidentielle ?
Pascal Emmanuel. Je précise que je ne suis pas membre du Parti Communiste, ma réflexion est sans doute plus personnelle que collective. J’ai moi-même appelé à voter José Bové à cette dernière élection alors que ma suppléante Mylène Chartrain a appelé à voter Marie-George Buffet. C’est d’ailleurs le sens de notre candidature antilibérale : rassemblement et diversité. Pour répondre à la question, il me semble que le score modeste de MG Buffet correspond à plusieurs phénomènes. Le syndrome du 21 avril 2002 et la peur de n’avoir aucun candidat de gauche au 2e tour est sans doute une des raisons. L’incapacité à nous réunir, à nous rassembler entre forces de gauche (à la gauche de la gauche) a sans doute joué aussi un rôle. Même la colère du médiatique Besancenot a été à peine entendu. Le score de toute cette gauche a été très faible. Sans doute le plus faible depuis 80 ans. Enfin, la nature même du scrutin présidentiel ne crée pas les conditions d’un bon score. Polarisation sur le ou les candidats ayant une chance d’être élus.
2. Comment se passent votre campagne sur le terrain eurélien des législatives ?
Pascal Emmanuel. Notre campagne se passe bien, elle s’articule autour de plusieurs axes : se faire connaitre et convaincre la population de gauche qu’il faut un vote de rassemblement et de résistance face au recul social en cours et à venir.
Nous avons établi notre plan de campagne, nous irons sur les marchés, à la porte des usines, dans les gares, dans les quartiers sans oublier le milieu rural comme Authon, la Bazoche, Thiron, etc.
Très récemment, j’étais à une rencontre auprès de 40 agriculteurs et éleveurs du Perche (j’étais d’ailleurs le seul à la gauche du PS à être présent).
Je serai aussi présent avec huit organisations syndicales le 1er juin prochain pour un débat sur les retraites.
3. Quels sont vos points faibles et points forts ?
Pascal Emmanuel. Nos points forts sont tous ces acteurs militants et citoyens qui collent nos affiches, distribuent nos tracts, participent à nos réunions et font la force d’une campagne. Merci à eux.
Nos points faibles tiennent au fait que nous sommes salariés, que nous continuons à travailler et qu’il est parfois difficile d’allier plusieurs journées en une seule. Et puis, il y a ceux qui partagent nos mêmes valeurs mais qui hésitent à venir nous rejoindre…







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