Cet ancien épicier, devenu maire de sa commune puis conseiller général et sénateur, a dessiné paternellement le visage de Luisant d’aujourd’hui, avec des choix totalement opposés à ceux de son homologue de Lucé. Il a misé sur l’habitat individuel et la qualité de la vie. Il a voulu faire de sa commune ce qu’il appelait fièrement le "Neuilly chartrain".
L’histoire lui a donné raison. Ses investissements prudents, de bon père de famille, ont été judicieux. Il s’était entouré d’adjoints compétents et il fait bon vivre dans sa commune à laquelle il s’est dévoué pendant près de 40 ans.
La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était avec sa compagne, dans l’enceinte de la cathédrale de Chartres, pour le 1er novembre si ma mémoire est bonne. Il était toujours aussi souriant, avisé des problèmes de l’agglomération.
Il a fait sa carrière souvent à contre-courant, ayant à s’opposer à des hommes de droite qui auraient bien voulu lui piquer sa place. Ses relations tendues avec Wilson Valor, son "poulain" qui l’a tant déçu, il ne s’en est jamais caché et, discrètement mais fermement, a voulu que chacun sache ce qu’il en était.
C’était peut-être un homme d’un autre temps mais qui avait su parfaitement gérer sa commune, lui et son équipe, Jean Sanfourche, Jean Bréant ou Jean-Claude Desbuquoy pour ne citer qu’eux. Lui qui, retiré de la scène politique, avait écrit sur l’histoire de Luisant, a su rester un homme exemplaire. Il n’avait sans doute pas toutes les qualités, mais il avait celles que saluent même ses opposants : le courage, l’amour du travail bien fait et celui du bien public.
Gilbert Tharel







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