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Sur l’air de “Ma cabane au Canada”

Par MPM • dimanche 20 mai 2007 à 16:41 • CatĂ©gorie: Ecologie
Afin de saluer le premier ministère du développement durable confié à Alain Juppé, grand néo-écologiste émigré d’Amérique du Nord, rappelons ce que l’on doit entendre par là.
Lorsque Gro Harlem Brundland, ex-première ministre norvégienne, antérieurement présidente du programme des Nations Unies pour le Développement, utilisa pour la première fois le concept de «soustenable development» dans la perspective du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 (eh oui, 15 ans déjà !), cette respectable femme entendait non pas développement supportable, fiable, viable, vivable, encore moins durable, mais bel et bien utilisation (exploitation ?) équitable des ressources de la terre entre tous ses peuples.

Juppé se comportera-t-il en disciple de la dame ? Ou bien est-il davantage en phase avec les déclarations de Michel Fabiani, président de BP France : «Le développement durable, c’est d’abord produire plus d’énergies, plus de pétrole, plus de gaz, peut-être plus de charbon et de nucléaire, et certainement plus d’énergies renouvelables».

Au terme très péjoratif de "décroissance", l’on peut préférer celui, peu phonogénique, de "déconsommation" qui consisterait à faire l’économie des ressources naturelles de la Terre en en assurant leur partage équitable entre tous ses habitants ainsi que leur gestion jusqu’à leur renouvellement. Des producteurs aux consommateurs, tous les agents de l’économie ont à gagner à rentabiliser les outils de production existants par la recherche et la promotion de l’efficacité énergétique.

Les pays industrialisés consomment plus que de besoins, plus que de raison. Il s’agit bien de constater l’échec du libéralisme qui, finalement, exploite les ressources naturelles de la planète en même temps que les ressources humaines. De ces injustices naissent de nombreux conflits à travers le monde. En 1960, 20 % de la population mondiale possédait 30 fois plus de richesses que 20 % les plus pauvres. En 1990, l’écart était de 60 et en 2000 de 90 !

«Les promoteurs de ce "monde à l’envers" nous apprennent à subir la réalité au lieu de la changer, à oublier le passé au lieu de l’écouter, à accepter l’avenir au lieu de l’imaginer» : Édouardo Galiano, Sens dessus dessous, l’école du monde à l’envers, Hémisphères, 2004.


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Une RĂ©ponse »

  1. Oui, le libĂ©ralisme est foutu, mais c’est le (mauvais) système dans lequel nous vivons. Que faire ? L’accepter, mais en diminuer les nombreux effets nĂ©fastes (tiens, une dĂ©finition du socialisme ? ;-)
    Surtout ne rien lacher, face au hold-up sarkozien !
    Levons-nous camarades !

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