L’écart entre entre les deux protagonistes est plus étonnant : 4.5 points et demi, ce qui donne un avantage avec au candidat de la rupture dans la continuité. François Bayrou arrive en troisième position, loin derrière, avec 18.3%.
Le report de ses voix sera d’une importance extrême et ses déclarations sont très attendues pour voir s’il appelera à voter pour la droite ou si une alliance s’amorcera avec la gauche, comme désirée notamment par l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard.
En tous cas, son parti (UDF) sera en position de force pour négocier aux législatives.
Jean-Marie Le Pen (FN) ne réalise que 11,5%, loin de répéter la surprise de 2002. Les autres candidats ne dépassent pas la barre des 5%, Olivier Besancenot faisant le meilleur score avec 4,5%. Tous les autres partis de gauche ne décollent guère et auront du mal à faire bonne figure.
La mobilisation citoyenne (84%) sans précédente conforte les partis traditionnels. Est-ce un refuge dans les partis connus ? Le besoin de changement ne s’est pas traduit dans les faits.
Les deux machines électorales que sont l’UMP et le PS ont réussi à se maintenir. Les hommes et les femmes politiques en place vont continuer leur duel et l’alternance habituelle persiste. La situation, sur le plan social et économique, est pourtant loin de justifier ce conservatisme.
Le pays est-il vraiment gagnant avec ce résultat ? Ségolène Royal parviendra-t-elle à combler son handicap ou la droite restera-t-elle au pouvoir cinq ans de plus ? Réponse le 6 mai.
Gilbert Tharel







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